Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Les criminels en col blanc (source LeMatin DZ)

Publié par The Algerian Speaker sur 27 Novembre 2013, 17:09pm

Catégories : #TCHIPA (Corruption) - srika et tutti quanti

Ils sont ministres, walis, directeurs d’exécutif, élus du peuple même, qui n’en continuent pas moins de défrayer la chronique non pas pour leurs prouesses d’avoir réussi un quelconque challenge, une grande réalisation architecturale portant leurs empreintes, un grandiose projet pour le bien-être et le bénéfice des citoyens de ce grand pays qu’est l’Algérie, mais beaucoup plus pour leurs criminelles activités, qui n’offusquent plus, classées comme de vulgaires faits-divers de roturiers dont les peines de prison pour l’exemple laissent perplexe.

Chakib Khelil, un proche du président, au centre de plusieurs scandales financiers
Chakib Khelil, un proche du président, au centre de plusieurs scandales financiers

Foulant au pied les règles les plus élémentaires des lois qui régissent le pays, profitant de leurs rangs, de leurs titres et de leurs statures, ils font étalage ostentatoire de leurs «acquis» et leurs privilèges. Une fortune constituée de rapines, de pots de vin et de dessous de table.

 Faut-il pour cela s’étonner de voir un élu- vendeur de petit-lait de son état, s’offrir un palace, ou un hôtel à Zelfana, un commis de l’Etat au misérable salaire devenir du jour au lendemain un milliardaire, un ex-ministre s’offrir une villa cossue du côté de Virginia et un compte en banque plein à craquer ! Rien n’étonne plus, en effet, depuis que de véreux affairistes, de louches entrepreneurs se soumettent à la «soumission» et se font serpillière pour avoir la grâce, la bénédiction, les faveurs de ces tristes décideurs publics, qui savent que le temps ne joue pas en leurs faveurs, et que viendra le moment pour eux de quitter et de céder leurs places. Pardi ! Il faut bien assurer ses arrières et les « arrières » de nos rejetons ! "T’en fais pas pour l’affaire, untel est dans la poche !!" Tel est leur leitmotive quotidien, histoire de rappeler qu’ils font et défont les hommes publiques. "La chkara", le fric, l’oseille, quelle arme redoutable !

Jusqu'à quand continuera-t-on à subir l'insolence des signes extérieurs de richesse, de gens sans foi, ni loi s'engraisser sur le dos de l'état et du peuple ?

Jusqu'à quand continuera-t-on de voir des "entrepreneurs" de pacotille faire la courbette et le baisemain pour avoir les faveurs des décideurs pour tel ou tel marché du gré à gré, tant prisé par les magouilleurs ? Et, jusqu’à quand continuera-t-on d'observer des décideurs d’executif se déshonorer pour une SQATA : un Iphone ou une tablette Ipad payé par un "généreux" donateur ?

C’est dans l’air du temps, qui semble faire la nique aux intellectuels de tous bords : "Oui ! Vous avez fait des études ! Vous êtes énarque, médecin, ingénieur, polytechnicien mais ça ne vous a pas mené bien loin !" à moins bien sûr, pour une place bien en vue dans les loges princières, vous êtes prêts à payer au diable son tribut !

Cette série d’infortunes de l’intelligentsia Algérienne n’est pas pour étonner et ne date pas d’hier, elle a pris naissance avec le programme Anti-pénurie de Chadli Bendjedid, qui enfanté une nouvelle race de "débrouillards publics et privés" qui se sont enrichis, à tel point qu’à l’époque, être vendeur à Souk el fellah et avec ses combines du marché noir rapportait beaucoup plus d’argent qu’un chirurgien spécialiste à l’hôpital. Et, depuis, elle a indubitablement changé le cours de l’histoire en pontifiant le Dinar, l’oseille, la chkara et marquer la course effrénée de l’enrichissement, quitte à se faire imam le jour et Satan la nuit. Au grand détriment des valeurs sures, à l’honnêteté, à la probité intellectuelle, à la religion même.

La loi sur la déclaration du patrimoine est bien là, les signes extérieurs de richesse inexpliquée se font violence, mais point d’intervention de l’observatoire contre la corruption, encore moins de l’inspection générale des finances. Des institutions censées être les fers-de-lance du bras séculier de la justice d’ici-bas, en attendant celle de l’au-delà.

Pour des raisons obscures, vraiment obscures, les criminels en col blanc jouissent encore et toujours de l’estime publique, leurs public,

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